Bouchon

Non... Vous ne rêvez pas... Vous avez bien lu...
Me voici abandonnée par mon chat... :-(

Bouchon...
La "deuxième"...
Celle que j'ai ramassée dans la rue...
*** Pour la piqûre de rappel, c'est par là... ***
Vous vous rendez compte...???
Elle me quitte !!!

Elle a trouvé meilleure maison, meilleure maîtresse...
Enfin, meilleures je ne sais pas, mais certainement qui correspondent plus à son esprit sauvage et indépendant.
Et puis, en même temps, je ne me fais pas le moindre souci puisque j'ai une confiance aveugle en sa nouvelle "gardienne", ma tante en l'occurrence.

Quand je suis revenue de Montpellier, il y a maintenant deux ans de ça, les minettes ont dû s'acclimater à un nouvel environnement, beaucoup plus de place dans la maison, un jardin immense, mais aussi bien plus de circulation que dans les vignes à Muscat où nous habitions...
Alors, et tout naturellement, chacune a étendu son territoire de manière différente : Toupie vers l'arrière du jardin, Chiffon vers l'avant et même bien au-delà de la rue, et Bouchon sur le côté vers chez ma tante.
Pour info il n'y a pas de clôture entre la maison de ma tante et celle de mes parents, cela donne donc l'impression d'une seule et grande "propriété".

Et puis, la Demoiselle a commencé à y rentrer, chez ma tante.
De toutes petites virées au début, genre je tourne, je renifle et je m'en vais.
Ensuite, elle a trouvé que le rocking-chair était absolument idéal pour faire la sieste.
Et les croquettes qui remplissaient la gamelle là-bas étaient, évidemment, bien meilleures que les "miennes" !
Est venu un moment où elle se partageait entre ses deux "maisons" : la nuit dans la cuisine chez nous, le jour sur le canapé là-bas...
Et elle est partie de plus en plus tôt le matin...
S'est mise à traîner la patte quand il était question de rentrer chez nous le soir...
On a commencé à passer des journées entières sans voir le bout de ses moustaches...
A ne la voir plus qu'une fois par semaine...
Et puis, jeudi dernier, elle est entrée dans la cuisine...
Si vous saviez comme ça m'a fait plaisir de la voir, ma petite sauvageonne !
Sauf que, quand j'ai voulu la prendre dans mes bras, j'ai eu le droit à des grognements-qui-ressemblaient-à-des-rugissements et que j'ai failli me faire mordre...
Là j'ai compris une chose : je l'avais perdue... :-(

Vous devez penser que je suis triste...
Un peu évidemment, mais pas tant que ça.
Elle est heureuse, plus que bien traitée... Elle a choisi...
Et nous, les amateurs de chats, nous le savons bien, ce sont eux qui nous choisissent et non pas le contraire ;-) !
Et puis, il ne fallait pas faire mentir toutes les petites mamies du quartier...
Depuis quelques temps, elles n'avaient qu'une expression à la bouche pour parler d'elle : "la Minette de Françoise"...

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